Union Régionale des Médecins cLibéraux d'Aquitaine
« Demain, la Greffe » réunit des patients, des professionnels de santé, exerçant ou non dans les domaines, du prélèvement et de la greffe, des représentants de la société civile issus des horizons et des expériences les plus divers. Tous partagent une vision « de ce que devraient devenir le don d’organes et la greffe en France ».
« Demain, la Greffe » élabore et diffuse des propositions concrètes sur les grands enjeux médicaux, sociétaux et humains liés à cette pratique.
Jeudi 11 mars 2010, pour la 5ème année consécutive, la Journée Mondiale du Rein est organisée dans 37 pays afin de sensibiliser l’opinion à l’impact des maladies rénales sur la santé publique. « Les résultats 2009 de l’activité de prélèvement et de greffe sont particulièrement préoccupants », indique dans un communiqué « Demain, la greffe ».
3 millions de français seraient concernés par une maladie des reins. Environ 35 000 d’entre eux sont soumis à un lourd traitement par dialyse, tandis que 30 000 ont pu retrouver une vie pratiquement normale grâce à une greffe de rein.
La transplantation rénale est en effet, de très loin, le meilleur traitement pour les malades dont les reins ne fonctionnent plus : elle améliore leur état de santé qui se dégrade sous dialyse, leur qualité de vie et celle de leurs proches et leur permet d’espérer vivre en moyenne 3 fois plus longtemps, en comparaison à la dialyse ! Pourtant, l’accès à la greffe de rein devient de plus en plus difficile en France
En effet, pour la première fois depuis 10 ans, le nombre de greffes rénales est en déclin sensible (2 826 contre 2 937 en 2008), tout comme le don d’organes (1 481 donneurs décédés en mort encéphalique ont été prélevés en 2009 contre 1 563 en 2008) et les durées d’attente avant la greffe continuent à s’allonger. En revanche, le nombre de patients en attente d’un rein augmente de 5% : ils ont été 10 664 en 2009, représentant les trois quarts de la liste d’attente de greffe, tous organes confondus…
Des inégalités flagrantes d’accès à la transplantation rénale sur le territoire sont aussi à souligner : les durées d’attente vont de quelques mois à plusieurs années en fonction du lieu d’inscription des patients. Toute notion de pénurie mise à part, les difficultés d’accès à la liste d’attente sont également une réalité. 50% des patients de moins de 60 ans ne sont toujours pas inscrits sur la liste d’attente 18 mois après le démarrage de la dialyse, alors qu’il est prouvé que l’allongement de la période de traitement par dialyse a une influence négative sur le succès de la greffe à venir…
Des leviers efficaces de lutte contre la pénurie parfaitement identifiés et mis en œuvre avec succès dans de nombreux pays proches, mais pas en France », regrette le groupement. « La possibilité de donner un rein de son vivant à un proche reste confidentielle en France, les patients et leurs familles ne sont pas ou sont mal informés, aucune campagne de communication dans ce sens n’a jamais été entreprise, les pouvoirs publics ainsi que beaucoup d’équipes de transplantation restent très en retrait sur ce sujet ». Plus d’infos sur : www.demainlagreffe.fr
Bilan des 2èmes Rencontres « Bioéthique » du 28 janvier 2010
Pollutions de l’air intérieur et santé L’Urml Aquitaine tire la sonnette d’alarme et lance l’idée...